mardi 23 août 2011

Sessions spéciales pour Corrine Becker et Audrey Murphy

Les sessions irlandaises dans le coin ont plusieurs QG. Trois pour être précis :
1) L'Irish Pub de Metz où l'on organise une session tous les 3è vendredi de chaque mois
2) Le Black Stuff à Luxembourg Ville (Kirchberg) où c'est selon l'humeur des musiciens
3) La Grange à Georges à Rodemack (un peu trop rare à mon goût, mais cela doit changer !)



















Généralement les sessions ponctuelles sont organisées dans un but précis : accueil d'un musicien dans la région (le "Guest"), départ d'un musicien "permanent", demande du patron des lieux.

Les 19 et 22 août, nous avons joué lors de deux sessions très spéciales : la première à l'Irish Pub (alors qu'il n'y aurait pas dû y avoir la session mensuelle à cause des vacances) pour accueillir Corinne Becker, violoniste et chanteuse toulousaine, rencontrée récemment à Tocane, et de passage dans sa ville natale :) (un très bon jeu de violon et une voix sublime !) et la seconde pour le départ d'Audrey Murphy, une championne de flûte irlandaise et très bonne violoniste aussi, qui a vécu quelques mois à Luxembourg et qui repart chez elle en Irlande durant la semaine.

En ce qui concerne ces deux sessions, c'était parfait ! Imaginez-vous une dizaine de musiciens à chaque fois et une ambiance du feu de dieu ! Les tunes irlandais s'enchaînaient et il y avait beaucoup d'échanges, beaucoup de rires. C'était un pur plaisir. De surcroît on peut remercier la canicule du moment car on a joué à la belle étoile (et quelques éclairages) devant le Black Stuff. Manquait plus que le feu de camp au milieu et c'eût été parfait ^^

Bon, il me semble que c'est ma dernière session avec Virginie >_< . Comme je pars dès demain aux vendanges, je risque de ne plus la voir avant son départ pour l'Irlande... So sad ! Les sessions sans son banjo et sa bonne humeur vont être bien tristes... Il va falloir pallier à cela. Et oui, ça fait toujours cet effet quand de bons musiciens déménagent. On les regrette beaucoup ! Heureusement, son séjour sur l'Ile Verte ne va pas durer éternellement...











mardi 16 août 2011

Trio de concerts pour les Enfants du Charbon

Les Enfants du Charbon présente son nouveau spectacle son et lumières du 19 au 27 août au Carreau Wendel : le thème choisi est la découverte des énergies et leur maîtrise par l'homme à travers les siècles. Je n'ai pas assisté aux répétitions, mais cela semble assez grandiose.



Je me suis retrouvée donc à Petite-Rosselle pour faire jouer NosyBay, Patchwork et Blossom sous le chapiteau avant la zone délimitée pour le spectacle à proprement parlé, du 15 au 17 août. En fait, du 15 au 28, plein d'animations sont proposées dans le Carreau Wendel : repas dansants, orchestres éclectiques, des conférences, des animations pour les enfants, etc. Le concept est honorable et c'est leur premier essai cette année. Si le public répond suffisamment présent, cela sera certainement reconduit l'année suivante en parallèle toujours avec le spectacle des Enfants du Charbon.


Day 1 :

L'on a donc commencé "timidement" si je puis dire, avec NosyBay, non pas que nous fûmes timorés à l'idée de jouer, au contraire même, mais à cause d'un manque de communication qui a réduit considérablement le nombre de personnes sous le chapiteau. Qu'importe ! Le public présent a beaucoup apprécié la prestation : il a chanté avec nous, participé, nous a demandé des infos sur le groupe, bref c'était très appréciable ! C'était notre 2è live avec Julien et nous avons pu constater que notre répertoire convenait aussi très bien pour les scènes, et pas seulement les restaurants. Et oui, vous vous doutez bien que le rapport au public n'est pas tout à fait le même quand on est dans une petite salle ou sur une scène. En tout cas, nous avons bien géré et nos petites blagounettes en ont fait rire pas mal.



Day 2
:

Une journée levée du pied gauche pour Patchwork. Yann rentrait de sa tournée à Lorient avec Sligo. Il était bien frais lui aussi ! Dans un premier temps on s'est arrangé pour que son épouse m'apporte son boîtier de boucle chez moi car il l'avait oublié à la maison. Bien sûr, étant à la bourre, j'ai oublié le sachet...

Une fois sur place, pas grand monde... On décale finalement l'heure de jeu et on la réduit... Puis, Yann me demande où est la loop station... Si vous avez déjà vu des animes japonaises, imaginez-vous les oiseaux qui passent derrière moi avec une musique débile et une grosse goutte qui perle sur ma tête... -_-" Heureusement que Yann est d'une patience exemplaire. Hop on improvise tout à deux comme si de rien n'était ! Des solos de scat à la place de la guitare, des solos de guitare réarrangés pour que ça ne sonne pas creux sans la boucle qui est censée combler le vide, et le tour était joué. On s'est bien amusés sur scène. Yann avait un bon jeu et ma voix était légèrement cassée ce qui donnait une autre tonalité aux morceaux jazz. Je poussais un peu plus la voix que d'habitude, étant donné le lieu vaste et la sono qui portait. Et c'était bien :) Il aurait fallu plus de public pour pouvoir en profiter pleinement.




Day 3 :

On achève ce trio de concerts avec les Blossom. Encore une fois, nous nous attendions à peu de monde sur le site. Alors on a décidé de jouer en acoustique en face du stand de nourriture, durant la pause des figurant du Spectacle. Voilà ! On est allés à la rencontre du public qui ne s'y attendait pas. Et on a joué devant eux un peu plus d'une heure. Heureusement, il y avait plus de personnes cette fois-ci. Certains d'entre eux ont exprès installé des bancs en face de nous pour mieux nous entendre. D'autres passaient près de nous en effectuant deux trois pas de danse improvisés. On racontait nos anecdotes d'Irlande et ceux qui écoutaient étaient tout ouïs à ce propos.

Il y a eu un très bon échange avec les personnes présentes, une très bonne interaction. Cela a ponctué dignement cette dernière journée sur le site. Après notre représentation, les bénévoles figurants retournaient à leur filage pour le spectacle. Une jolie petite pause en musique pour eux et un sympathique concert pour nous aussi.


Je tiens à remercier particulièrement Yannick Bosch avec qui j'ai été en relation pour booker ces trois dates. J'espère que le Village des Enfants du Charbon sera reconduit l'an prochain avec un peu plus de publicité pour l'événement car ça en valait vraiment la peine :)

mercredi 10 août 2011

Première fête médiévale en tant que musicienne



Ca y est, je l'ai fait !!! C'était un peu un fantasme, un rêve d'antan... participer à une fête médiévale en temps que musicienne ♥ En fait j'ai attrapé le virus l'an dernier lors de ma participation en tant que figurante sur la fête médiévale d'Enguinegatte avec la Mesnie des Forges.

La véritable question est comment j'ai pu sauter le pas ? Rien de bien compliqué en réalité : Bruno Jaglé, musicien des Tempradura notamment (groupe médiéval qui tourne depuis près de 15 ans et qui a sa notoriété dans le milieu), avait besoin d'une chanteuse pour un projet de duo. Grâce à un coup de pouce de Jérôme Demaret (aussi dans les Tempradura, et qui participe de temps aux Rendez-Vous Folks à Metz), la rencontre a pu se faire. Le courant est fort bien passé et nous avons commencé à mettre un répertoire avec des chants en latin, langue germanique, suédois... Le duo se veut intimiste. D'ailleurs il y a très peu de chansons qui envoient si je puis dire. Ce sont généralement des hommages à la Sainte Vierge, ou des chansons tristes et douces, ce qui créé une ambiance fort particulière avec les deux voix et les instruments (bouzouki ou vielle à archet et bodhràn).

Tandis que j'étais rentrée tard du mariage dont j'avais animé le vin d'honneur la veille avec NosyBay et que mon train pour Mâcon était à 6h11 du matin, Bruno revenait d'une tournée avec les Tempradura près de Paris et avait aussi peu dormi. Il m'a prise au passage à la gare et il nous restait encore 2h30 de route jusqu'au village de Saint Antoine de l'Abbye situé près de Grenoble. Arrivés au pied du village, la mâchoire m'en tombait tant le paysage sous mes yeux était magnifique ! L'abbaye qui surplombait le village dominait superbement. Le village entier était d'ailleurs très charmant. Tandis que les échoppes et les médiévistes avaient investi les lieux, on se serait vraiment cru projeté à cette époque. De surcroît les badauds étaient très réceptifs.

Le premier passage fut un peu difficile à la Taverne d'où partait le défilé, à cause du bruit ambiant. Mais nous avons enchaîné avec un set devant les immenses portes de l'abbaye où l'orgue à l'intérieur nous faisait honneur à la fin de nos morceaux (haha ^^). En retournant sur nos pas, nous sommes passés près d'une autre taverne où un couple nous a demandé si nous allions jouer. Bruno, dans son personnage, a répondu que nous n'étions que des saltimbanques de passage, que nous venions de jouer et qu'habituellement nous usions de nos voix en échange d'un peu de vivres. L'homme l'a pris au mot. Il nous a ramené une bière et un jus de pomme. Nous étions fort surpris. Du coup, on se devait de jouer un petit quelque chose pour le remercier. Sauf que se sont ensuivis une autre tournée similaire et deux verres de rosé accompagnés de "S'il vous plaît jouez-nous quelque chose". En tant que bons troubadours nous avons fait notre devoir, alors que tout ceci était totalement inattendu ! Mais je ne dis pas, ce fut fort plaisant. Par ailleurs, en même temps évoluait une fildefériste au-dessus de nos têtes (Solaine Caillat). Plus tard dans la soirée nous avons fait une dernière prestation où Solaine dansait sur son fil tandis que nous chantions nos morceaux. Un moment très apprécié apparemment qui mettait le public dans un état quelque peu hypnotique entre la musique douce et la perfection de l’acrobate synchronisée sur nos notes...



Pour une première c'était parfait ! Les autres troupes étaient fort sympathiques tout autant que l'organisateur Karl Ouchet qui avait mené à bien son édition 2011. Je trouvais que tout était bien réparti, il y avait tout type d'échoppes et de compagnies proposant des activités et ateliers différents. L'ambiance, le lieu, tout était en adéquation. J'ai pu aussi rencontrer et discuter avec les membres de Tornals et Vagarem, et même sessionner à l'irlandaise avec Arnaud Bibonne, excellent flûtiste dont le maître est Sylvain Barou. J'ai aussi pu rencontrer Lisa la harpiste, très prometteuse elle aussi :) J'en ai eu plein les yeux et les oreilles, même si à mon goût, je n'ai pas vraiment profité de la fête comme j'aurais dû. Encore fatiguée de la veille, et surtout absorbée et consciencieuse par rapport aux différents passages avec Bruno dans les rues du village, je n'ai pas pris le temps de déambuler pour chiner, ni visiter l'abbaye (grave erreur !), ni discuter vraiment avec d'autres compagnies (bon, je suis timide aussi...). Néanmoins je n'aurais pas dérogé à la coutume de consommer de l'hydromel sur place et même de l'hypocras (à la violette cette fois-ci).

Après avoir logé chez l'habitant (merci Madame Michaut ^^), nous sommes repartis très tôt pour rejoindre notre Lorraine... Vivement la prochaine fête médiévale et quelques enregistrements studio aussi !

lundi 8 août 2011

Premier concert pour NosyBay



Depuis 2009, le duo NosyBay avec Julien n'évoluait que sporadiquement sur la toile : quelques vidéos filmées de temps en temps de nos reprises sur notre chaîne Youtube. Et puis finalement, l'on m'a proposé d'animer un vin d'honneur pour le mariage d'un cousin de ma mère. Un gros mariage avec 300 invités. Faire de l'animation toute seule ne m'intéressait pas, et puis, je n'en ai pas encore la trempe, il faut bien l'avouer. Ségolène et Vincent, les mariés, recherchaient aussi quelque chose de frais qui pourrait plaire à tous, et pas quelque chose de trop pompeux ou solennel. Aussi je leur ai proposé le répertoire de NosyBay et ils ont tout de suite accroché.

En somme, peut-être un ou deux mois avant le mariage, il nous fallait à Julien et moi, monter un répertoire de 2 heures environ. Mais avec une distance de 750 km qui nous sépare (je rappelle que le jeune homme est originaire et habite Montpellier), c'était un sacré défi ! Des aller et retours ont donc été effectués plusieurs fois pour mettre en place les 25 morceaux de la set list. Même si je savais que cela allait plaire et que j'étais plus ou moins en terrain conquis au milieu de ma famille, un stress grandissant que je ne connais que trop peu, avait tendance à me pourrir l'existence les deux semaines précédant la date fatidique. Inconsciemment, il fallait que je fasse mes preuves auprès des miens. J'allais jouer devant plein de gens que je connais et que j'adore. Des personnes qui ont toujours souhaité venir me voir en concert, mais qui, faute de temps ou à cause de la distance, n'avaient pas eu l'occasion de le faire. Ce jour-là, c'est moi qui suis venue à eux.



Julien et moi sommes arrivés 2 heures avant que les mariés et les invités n'arrivent. Nous avons installé tout notre matériel dans la grange à cause de la pluie abondante et avons fait les branchements nécessaires à la sonorisation. Puis, nous avons attendu. Cela faisait plusieurs jours - semaines - que je répétais quotidiennement NosyBay ainsi que le répertoire médiéval (cf prochain article), du coup ma voix était bien chauffée et travaillée. Je ne sais pas encore quels exercices il faut faire pour amener la voix à chanter sans chanter auparavant... je suppose que la M.A.I. m'apprendra cela :)

Les invités sont arrivés, et hop on a enchaîné pendant un peu moins de 2 heures notre set pendant que les convives dégustaient les petits fours et verrines du cocktail, une coupe de champagne à la main. Entre chaque morceau, des cousins, des tantes, des oncles, venaient me faire la bise pour me saluer. Haha, c'est amusant cette distance abolie entre musicien et public. Cela rendait la prestation plus détendue. Car oui, forcément, dès que j'ai commencé à chanter, le stress des jours cumulés et de fatigue avait disparu :)

Le temps a passé très vite et j'ai pu faire chanter mon adorable petite cousine sur du Laura Pausini. Tout le monde était enchantés ! Nous avons profité du rassemblement des invités autour de nous pour terminer en apothéose sur du Britney Spears (Toxic) et le fameux I Will Survive où tout le monde a pu chanter et taper dans les mains. C'était un grand moment ^^ Tout le monde était très content et nous a félicités, ce qui forcément est encourageant pour la suite. Après avoir rangé notre matériel dans la voiture, nous avons pu profiter du mariage comme tout le monde :) (boire, manger, discuter avec la famille, danser, et... rentrer taaaaaard !).

Prochaine étape pour nous le 15 août à l'occasion de l'ouverture des festivités dans le cadre du spectacle son et lumières des Enfants du Charbon à Freyming-Merlebach...


dimanche 31 juillet 2011

M.A.I. : la chasse aux subventions #4

Voilà de fraîches nouvelles concernant mes recherches de subventions ! Cela faisait un moment qu'aucun article à ce sujet n'avait été publié et la raison est simple : comme vous le savez je suis en train de monter plusieurs dossiers, notamment pour le Conseil Régional de Lorraine. Or la seule pièce maîtresse qui me manque est la fameuse promesse d'embauche, celle qui prouve qu'au sortir de ma formation, je vais avoir un emploi, mais que sans cette formation je ne peux signer chez l'employeur, vous voyez le deal ? Donc dès que j'aurai obtenu cette lettre, je pourrai imprimer mes dossiers, les relier et les remettre au Pôle Emploi ou les envoyer directement aux organismes concernés.

Encore un sacré parcours du combattant pour obtenir tout ce qu'il faut pour prouver l'intérêt de cette formation !

Bon, en ce qui concerne les dons, jusqu'à avant-hier je cumulais 1 045€ ! Pour ceux qui ne le savent pas, j'ai eu un concert avec Congo Square dont je suis la chanteuse et que j'ai intégré il y a maintenant trois mois environ. Nous jouions notre 3è concert tous ensemble. Nous aurions pu exiger un prix d'entrée ou demander un cachet à la Brasserie du Neumünster qui nous accueillait pour jouer, mais mes comparses musicaux ont proposé qu'au lieu d'être eux-mêmes payés, un chapeau tournerait dans la salle afin de récolter des fonds pour mon école :') ♥



Rétrospective du concert : la Brasserie du Neumünster est un restaurant dans le Grund du Luxembourg, fort classe, et dont les employés ainsi que la maîtresse des lieux sont fort sympathiques. Nous commencions à jouer à 21h. Le restaurant était comble : beaucoup d'amis d'Antonio, le bassiste de Congo Square, et d'amis des autres musiciens. C'était une soirée géniale ! Une très bonne alchimie entre nous sur scène, très peu de fausses notes, une belle énergie, un peu de folie, quelques blagounettes au micro et un public bien chaud !
Antonio, après le 2nd morceau a présenté mon projet de formation. J'avais préparé pour l'occasion un dossier (explications du projets, CV artistique, photos des groupes auxquels j'appartiens, détails du cursus, etc.) ainsi qu'une feuille où chacun pouvait mettre son nom et son mail pour rester au courant de l'actualité. A la pause, Antonio a pris mon chapeau est est allé de table en table pour récolter ce que les gens souhaitaient donner.
Nous avons été beaucoup complimentés lors de ce concert, ce qui nous promet un bel avenir musical !

Vous vous demandez du coup quelles furent les recettes du chapeau ? En fait il y a eu deux recettes. Une venant du généreux public, et une autre gracieusement offerte par la maîtresse de maison, fort contente de la musique et du nombre de clients. Au total, 630€ ont été récoltés pour être ajoutés à mon compte spécial M.A.I.
J'en viens à un total de 1 675€ ! Allez, plus que 5 055€ à trouver ^^

Je ne désespère pas car j'ai d'autres pistes. Outre le fait que je vais faire les vendanges fin août qui vont me rapporter 500€ et qui seront ajoutés à ladite somme du compte spécial, on m'a parlé de l'AFDAS qui paie apparemment des formations. ainsi que la D.D.J.S. (Direction Départementale du Ministère de la Jeunesse). La condition première pour demander de l'aide à l'AFDAS est d'avoir certains statuts comme intermittent, salariés ou demandeur d'emploi. J'appartiens depuis un peu plus d'un mois maintenant à cette 3è catégorie. Mais je dois me dépêcher car encore une fois il faut que les dossiers soient envoyés au plus tard un mois avant le début de la formation, soit fin août en ce qui me concerne car je dois confirmer au 1er octobre que je peux faire la formation auprès de mon école, bien que ma rentrée ne soit que le 24 octobre.

Allez c'est reparti pour un tour ^^ Je suis motivée à bloc !

Les derniers donateurs : merci à tous les musiciens de Congo Square pour leur idée, merci à mes parents, merci à la gérante de la Brasserie du Neumünster pour son accueil et son don, ainsi qu'à tous les anonymes donateurs du même soir, merci à Nicolas Perez, qui, chaque mois depuis le début des démarches, m'envoie un chèque pour mes études, merci à Lisa et Patrick Panetta, à Fabrice Schiltz, Jean-Paul Tintinget, Paula et Marisa Alvarez, Eva Rodriguez, Hanne Heigard, Jacques Valckenaere, Janne Utkilen, Giovanna Dabbiocco, Judit Sipos, Laure Ullrich, Giulio Bonfanti, Clothilde Ludorf, Anne-Marie Baltazard, Sylvie Felix et Sarah Gilson pour leurs dons et leurs mots d'encouragement ♥


♫♫♫♫♫


Il n'est pas trop tard si vous souhaitez m'aider !

• vous pouvez m'envoyer un don via paypal à l'adresse mail suivante : reb.noel@gmail.com (cliquez sur le lien ci-dessous)
https://cms.paypal.com/fr/cgi-bin/marketingweb?cmd=_render-content&content_ID=marketing_fr%2Fparticuliers_envoyer_argent&nav=1.3

• ou m'envoyer un chèque à l'adresse suivante :
Mlle NOEL Rebecca
20 avenue de Plantières
57070 Metz

• Me faire un virement bancaire sur mon compte :
RIB : Société Générale
Cde banque : 30003
Cde guichet : 02470
N° cpte : 00070271988
clé : 06

IBAN :
Bic : SOGEFRPP
IBAN FR76 3000 3024 7900 0500 0683 110

vendredi 29 juillet 2011

NosyBay pour Wimdu


Et oui, pendant notre road trip à Berlin nous avons été happés par deux jeunes de Wimdu : le principe, faire une vidéo qui comptabilisera le plus de votes pour avoir la chance de faire partie de leur programme sur deux mois. En gros pouvoir partir en vacances tout en y travaillant et en y étant rémunérés.
Alors vous allez nous aider un peu pour qu'on mette un peu d'argent de côté pour notre école ?

Pour ce faire, deux clics seulement !
1) http://www.wimdu-dreamjob.com/dreamjob/adjust/1/219
2) "Vote" en-dessous de la vidéo
Merci de votre aide ♥

Mais attention nous n'avons que jusqu'au 6 août pour avoir le plus de votes...

samedi 23 juillet 2011

Stage de concertina avec Edel Fox


Voilà, je suis enfin allée à Tocane pour mon premier workshop en concertina, après 6 mois de pratique solitaire – c'est tendancieux d'écrire cela ainsi – et le lendemain d'un gros Festival de Jazz à Luxembourg Ville avec Congo Square – sous la pluie pour annoncer la couleur irlandaise... J'ai ainsi manqué ma première journée de cours puisque j'ai voyagé dans le train toute la journée pour retrouver mes amis de Blossom qui étaient venus me chercher à Périgueux.
Malgré un rhume ou autre maladie assez enquiquinante pour suivre correctement des cours, ou tout simplement bien dormir, j'ai pu profiter de mon séjour. Peut-être pas à 100% mais j'ai pu en tirer ce je devais en tout cas.
Premier soir : le concert des profs qui permet de voir, entendre et baver devant le talent des professeurs invités pour le Festival de Rencontres Irlandaises de Tocane. Cela se passe généralement ainsi dans tous les workshops. Déjà à Drumshanbo l'année passée nous y avions eu droit.
Pour ma part, j'ai pu apprécier le jeu d'Edel Fox, ma prof pour 12h de cours cette semaine. Voilà : un jour je saurai jouer comme elle, c'est dit, écrit. C'est tout de même quelque chose de génial que de pouvoir apprécier en vrai ce que doit donner son instrument. Tout un travail sur l'ornementation (ce qui donne cette touche irlandaise), la rythmique, l'endurance, la régularité.
Le concert des profs a terminé vers minuit. Il convenait ensuite d'aller en session. Le village n'est pas très grand. Néanmoins les musiciens avaient investi trois cafés au centre village à côté de l'église. Faites votre choix. On fait en fonction de ce qu'on entend et de ce qui nous plaît., puis on prend une chaise et on s'installe autour de la table.Et on joue. Normalement jusqu'à pas d'heure.
Je n'ai pas fait la fière sous la tonnelle du café non protégé par le vent. A 1h30 j'étais déjà au lit, passant une première nuit assez difficile. La pluie et le froid rendent toujours délicat le camping... du moins quand vous êtes malade.
Première journée de cours en ce qui me concerne. J'avais peur d'être à la ramasse à cause du niveau requis : confirmé (au moins 4 ans de concertina de pratique). Erf. Mais ça c'est sur le papier, en vrai, ils sont tolérents ^^ D'ailleurs je n'étais pas la plus débutante. J'ai la chance de savoir déchiffrer la notation ABC (en somme au lieu d'avoir une partition devant les yeux, vous n'avez que des lettres et des symboles qui correspondent aux notes). On était à peine 8 dans le cours et tous les autres élèves avaient de sacrés beaux instruments et pratiquaient depuis plusieurs années. C'était plutôt encourageant en fait :) Quand on sait qu'on est peu nombreux en France a jouer du concertina et que l'on peut rencontrer d'autres musiciens solidaires, cela fait plaisir !
Déchiffrage lent, ça, ça va. Quand on accélérait ou jouait à tempo normal, là je ne suivais plus... Les cours durent de 10h à 12h et de 14h à 16h. Il y a la pause déjeuner, mais aussi des pauses café. Après cela il faut retravailler les tunes de son côté pour le lendemain. Mais d'habitude il me faut une à deux semaines minimum pour bien ingurgiter un morceau et le resortir à tempo normal. D'autant plus qu'avec Edel Fox, nous apprenons aussi à placer certaines ornementations : donc d'abord il faut mémoriser le tune et son doigté (oui, car on on peut jouer certaines notes de plusieurs façons différentes, donc il faut trouver la bonne combinaison pour contribuer à un "nice flow"), puis placer le rythme et le swing comme il faut (tout ceci très lentement). Puis accélérer petit à petit pour arriver au tempo final.
La veille ils avaient appris trois jigs. Pour mon premier jour, j'ai eu droit à un hornpipe, un reel et une jig (voir titres à la fin).

Concernant notre enseignante, elle est adorable (en plus d'être jolie, ce qui la rend parfaite). Elle est très patiente, attentive, voit tout de suite quand on se sent largué, n'hésite pas à répondre à toutes nos questions, raconte de drôles d'anecdotes et rit beaucoup avec nous. Et mon dieu, quel niveau ! Et dire qu'on a le même âge...


De retour au camping après les cours, des sessions se sont formées sous des tonnelles, d'autres travaillent leur instrument. Mais il fait si froid et le temps si variable... Ce fut le seul désagrément du séjour.
Le reste de la semaine s'est déroulé de la même manière : à savoir se lever après une nuit difficile (2è jour : tempête...), aller en cours, retravailler ses morceaux en rentrant, et le soir profiter des concerts, des sessions et ceili.
Le mardi soir on a pu voir David Power (Pipes), Ciaran Somers (Flute) and Fionn Mac Giolla (Fiddle) en concert dans l'église de Tocane. De la musique irlandaise dans une église, c'est tout simplement magique !
Le mercredi, les stagiaires devaient présenter quelques morceaux devant les autres élèves après les cours. Chaque classe a donc pu s'exprimer pour montrer les enseignements de son professeur. Il va de soi que je n'y ai pas participé. J'ai regardé tout simplement. Nos enseignants n'ont pas pu assister à cette représentation, étant contraints de faire les balances pour leur concert du soir qui clôturait la saison 2011.
Là encore, un très beau concert.
Je n'ai pas pu avoir mon cours privé avec Edel Fox, hélas. J'étais fort déçue et elle fort désolée. Faute de timing et de changement brutal d'emploi du temps. Peut-être pourrais-je remédier à cela par skype (suite à une de ses propositions). Mais ce serait génial si je pouvais continuer à recevoir des conseils avisés sur le jeu au concertina de sa part. Elle a une façon de jouer que j'apprécie beaucoup.
Durant mon séjour, un concertiniste m'a prêté son instrument pour m'exercer. Il avait acheté son concertina il y a 30 ans, et l'avait fait restaurer. Il était beau ! Même si on sentait qu'il était vieux. Mais son vécu, son son, ah quel plaisir ! Je n'avais pas besoin de forcer dessus et ça sonnait tout de suite irlandais (enfin plus qu'avec mon Staggi qui n'a pas le son crincrin typique des concertinas). Bref, faut vraiment que je passe à la gamme au-dessus. Mais pour ça, il faudrait minimum 1500€. Oui, donc j'attendrai encore un peu, hein...
Allez, prochain workshop : la Frankie Kenedy Winter School en décembre (Donegal – Irelande) si tout va bien (à voir si cela est compatible avec mes cours à Nancy, mais je pense que oui)...D'ici-là j'ai le temps de m'améliorer : m'habituer au nouveau doigté préconisé par Edel Fox, bien assimiler les ornementations et apprendre de nouveaux morceaux.
Lovely concertina ♥


Tunes étudiés en cours :
Fr Kelly's Farewell (jig) - Manohamilton the 8th of may (jig) - Micke Russel's Mason's Apron (jig)
An Spealadoir (hornpipe) - Dinny O'Brien's (reel)
The Night at the Fair (jig) - Kitty get a clinking coming from the Fair (fling) - The Flying Wheelchair (jig)
The Colliers Reel (reel) - The Pipers Respair (reel)

Et pour terminer dignement cet article : un extrait du dernier concert des profs :




FIDDLE : Liz Kane & Yvonne Kane
BANJO : Martin Howley
GUITAR : John Blake
FLUTE : Harry Bradley
UILLEAN PIPES : Tiarnan O'Duinnchinn
CONCERTINA : Edel Fox
FLUTE : Vincent Doherty
WHISTLE : Sean Ryan
BOX : Paudie O'Connor
HARP: Laoise Kelly

dimanche 17 juillet 2011

Congo Square pour le Blues'n Jazz Rallye


Connaissez-vous le Blues'n Jazz Rallye de Luxembourg ? C'est ni plus ni moins le plus gros festival de blues et de jazz du pays. Le ministère de la culture y consacre d'ailleurs un budget colossal ! Entre 50 et 60 sont payés pour y jouer une heure, il y a près d'une quinzaine de scènes en plein air avec du très bon matériel de sonorisation et les techniciens qui vont avec, et même les cafés et pubs participent à l'événement. Le Grund du Luxembourg devient une véritable fourmilière, bondée de musiciens et de personnes venues de loin aussi pour écouter. Il fallait au moins 20 minutes pour aller de la Place Bisserwée où nous jouions au Mélusina, car ils avaient fait en sorte qu'il n'y ait qu'une façon de s'y rendre.

Cela grouillait de monde donc, mais passé quelques mètres vous entendiez déjà ce que jouait le groupe de l'autre scène. Impressionnant. L'accueil pour les musiciens étaient plutôt réussi et nous avons eu un très bon son.

Malheureusement, la pluie est intervenue dès 20h environ. Et quand nous jouions il pleuvait averse. Cependant, à mon goût il y avait beaucoup de personnes malgré la pluie. Les gens bravaient les trombes d'eau munis d'un parapluie ou se réfugiant dans une cavité de la roche qui entoure le Grund. Les courageux présents participaient tant bien que mal (à une main c'est dur), et dansaient ce qui était très réjouissant pour nous. Quant à nous les musiciens, on étaient trempés. Nous étions sur place depuis 17h30 pour ne jouer qu'à 22h30 (une demie heure de retard). Pour la plupart nous étions sans manteau. Nos casquettes / chapeaux étaient trempés aussi. Il y avait pas mal de vent. Et j'avais froid... J'étais déjà malade et cela n'a pas tant aidé à ce que j'aille mieux ^^ Heureusement la maladie n'a pas trop influencé ma voix pour ce concert. Je manquais cruellement de salive des fois (j'étais sèèèche !) mais dans l'ensemble ça a été.


Le set a duré une heure et est encore perfectible. 2Ème représentation après celle de Hussigny et cela s'est très bien passé aussi. Notre prochaine étape c'est 2h de set à la Brasserie du Neumunster, très réputée aussi.

Le groupe commence fort donc avec de bonnes adresses où nous avons joué à mettre sur le CV...







Merci à Jérôme Rister pour les photos et vidéo :)

mercredi 13 juillet 2011

Road Trip à Berlin

Je crois que la pensée qui va suivre est issue de la philosophie bouddhiste : prends le temps au moins une fois dans l'année de découvrir un lieu / pays que tu ne connais pas. Alors c'est parti ! Berlin.


J'en avais entendu que du bien jusqu'à présent : ville ouverte culturellement et exceptionnelle à plusieurs points de vue. J'ai ainsi pu le vérifier par moi-même durant une courte mais intense semaine avec Julien (mon comparse musical de NosyBay).

Lui, il y est allé deux mois auparavant et ayant trouvé la ville absolument géniale, il a souhaité y retourner et partager cette expérience cette fois-ci avec quelqu'un. Berlin. Ça y est je l'ai fait !



  1. L'avion

Lundi 4 juillet à 6h50 et des brouettes (léger retard), nous montons à bord de l'avion de la compagnie EasyJet (le truc orange qui vole dans le ciel). Un trajet d'environ 1h30 nous permet de voir l'évolution de la météo depuis le ciel : un beau soleil qui nous inonde, les villes sont comme des maquettes fragiles au sol, les centrales nucléaires si insignifiantes – et pourtant... – puis quelques nuages parsemés tâchent le paysage en légo, jusqu'à ce qu'une mer blanche inonde totalement notre vue. L’atterrissage nous fait traverser cette étendue qui, progressivement, devient grise, très grise. Au sol, d'abord quelques gouttes, puis une averse de fin du monde qui nous bloque pendant 45min dans l'avion qui avait pourtant très bien atterri. Même l'aéroport semble être fermé durant l'orage menaçant.

Bienvenue à Berlin ! Après deux heures de sommeil, nous arrivons dans une ville bien fraîche pour un mois de juillet avec pour accueil la pluie comme je la connais si bien en Lorraine.



  1. Couchsurfing

Nous sommes donc arrivés vers 9h dans la capitale allemande. Heureusement, il existe une gare dans l'aéroport pour vous emmener directement au centre ville. De fait pour seulement 2€30 vous pouvez aller presque n'importe où (c'est tout de même mieux que de payer une navette super chère comme en France ou d'appeler un taxi).












Premier réflexe de survie : se rendre dans un coin chaud avec un point internet pour trouver un lieu où dormir. Autrement dit, un Starbucks. Un bon chocolat chaud avec un muffin tout aussi chocolaté, rien de mieux pour se redonner du courage, n'est-ce pas ?












Connexion sur couchsurfing.org : done. Alors pour ceux qui ne connaissent pas le principe, c'est très simple. Le site invite tout internaute à se connecter, s'identifier (remplissage d'un profil assez complet sur sa personnalité, sa philosophie de vie et de voyage...) et à demander à se loger chez l'habitant gratuitement contre au moins un minimum d'échange culturel. (S'il est de passage dans une ville, il peut aussi demander à des habitants de faire simplement connaissance autour d'un verre) En somme nous avons envoyé plein de demandes à des personnes vivant sur Berlin pour la période du 4 au 11 juillet.

Alors que nous commencions à être inquiets de n'avoir rien trouvé le jour-même (sauf quelqu'un s'étant décommandé à quelques heures près), nous avons finalement eu une réponse d'une Allemande revenue à peine d'un voyage en Inde ♥ C'est ainsi que j'ai eu ma première expérience de couchsurfing en tant que voyageuse.










Comment ça se passe une fois chez l'hôte ? Là ça dépend du feeling entre couchsurfers. Avec Nicole, le courant est tout de suite très bien passé. Elle nous a proposé son confortable canapé du salon durant tout notre séjour. Elle nous a laissé un double des clefs, ainsi nous étions libres de sortir et rentrer aux heures souhaitées. Reconnaissants et aussi parce que nos personnalités s'entendaient fort bien, nous avons passé plusieurs soirées ensemble à partager culturellement, à raconter un peu nos vies, à rire (beaucoup même), à jouer de la musique (Julien au ukulélé et moi au concertina), à faire à manger ensemble, nous avons également pris une journée pour sortir à trois. C'était simple, naturel et fort agréable. Comme si nous avions toujours été amis. De surcroît, Nicole a une voisine qui est aussi une très bonne amie à elle, qui s'appelle Luise. Généralement nous passions nos soirées à quatre, parfois dans le jardin, éclairés par des bougies après un bon repas et/ou un gâteau. Oh, et puis Nicole a un chat qui s'appelle Fee, adorable avec nous...



























Langue utilisée ? Je devrais mettre cela au pluriel ! Langue d'échange classique : l'anglais. Avec Luise, on parlait plutôt français car elle l'étudie sérieusement. Et puis des fois, de l'allemand me revenait. Ça donnait parfois du Frallemanglais, mais on arrivait toujours à se comprendre ^^

Première excellente expérience donc ! Dès le mois d'août je commence à devenir hôtesse pour les voyageurs. Des étrangers viendront donc dormir chez moi. C'est tellement enrichissant ! Et puis cela entretient mon anglais (enfin disons que grâce à cela, je l'améliore car il n'a jamais été très bon). Et mine de rien, on se fait de nouveaux amis à travers le monde :)


  1. Nourriture

Abordons un sujet important : la nourriture. Oui ce sera le 3è chapitre de mon récit, car il est primordial d'en parler.

Tout d'abord à Berlin, comme il y a un véritable melting pot de nationalités, il n'y a pas vraiment d'identité culinaire. Enfin vous avez au moins la fameuse Curry Wurst – que je n'ai pas goûtée d'ailleurs – et qui a droit à son propre musée paraît-il. A part cela, vous trouvez beaucoup de fast food et de restaurants de tous horizons.


Durant ce voyage j'aurais goûté à plusieurs plats introuvables en France : côté restauration rapide – et oui, nous étions pressés, donc on a souvent "mal" mangé – il y a les fameuses falafels (boulettes de légumes panées), plat arabe délicieux, nous avons goûté aussi mexicain (composez vous même votre bourrito), nous avons essayé le Burger King (mon karma a pris une claque je sais, mais j'ai craqué sur les jouets de Transformers 3 : j'ai un Optimus Prime qui parle allemand et qui dit "Autobots transformiert euch !"), et puis sans parler de Starbucks, Mcdo, bref que du bonheur dans les cuisses et les fesses.

Côté restaurant, Nicole nous a fait découvrir un Vietnamien très bon, ainsi qu'un glacier bio.
















Sinon, nous avons partagé deux soirées découverte de plats : je leur ai cuisiné tout d'abord les traditionnelles aubergines farcies, recette de ma grande tante italienne, accompagnées d'une salade de tomates mozzarella. Le 2nd soir, ce fut le test : camemberts Président recouverts de miel et de chapelure, accompagnés de pommes ayant subi le même sort, cuits au four, avec salade composée et salade de fruits. Luise nous a même fait un délicieux gâteau au chocolat et à l'ananas... Échanges culinaires réussis ^^




Vous voyez que c'était important que je vous en parle (et cela n'était pas pour justifier les kilos que j'ai pris là-bas :p )

  1. Mentalités

Je brise la sphère privée pour vous parler maintenant de mon ressenti sur la ville, ses habitants et leur mode de vie.

Hormis le fait que les transports en commun soient chers (2€30 voire 3€ un aller), il faut savoir que la ville fait 9 fois la taille de Paris et qu'elle est très bien desservie par différents transports en commun : métro, tramways, bus. Avec un ticket, on switch d'un transport à un autre sans problème (reste à avoir la bonne carte en main qui indique toutes les lignes).

La correspondance que l'on prend généralement se fait au cœur de la ville à AlexanderPlatz : une place immense pleine de vide, là où se trouve d'ailleurs la fameuse Weltzeituhr de Berlin, et bondée de touristes aussi. Ce doit être le lieu le moins intéressant de Berlin en fait, tant il manque de personnalité. Beaucoup d'immeubles, de boutiques de souvenirs, de trafic (transports en commun), mais en contre-partie beaucoup d'artistes aussi : musiciens, marionnettistes... Mais ces derniers ne semblent pas tant gagner leur vie en proposant leur talent sur cette place où l'ignorance bat son plein !

Heureusement il existe beaucoup d'autres quartiers charmants avec des immeubles haussmanniens comme je les aime de 4 à 5 étages maximum avec des grandes fenêtres et de belles moulures. Bien souvent l'architecture ne coïncide pas entre les bâtiments, ainsi que les couleurs utilisées, mais cela reste agréable à regarder. Et puis il y a très peu d'étroites rues. Au contraire il y a pas mal d'avenues qui séparent les allées de maisons. Et que dire de la verdure ! Beaucoup d'arbres, de squares. Bien souvent l'herbe sauvage est bien plus présente que celle dominée par les hommes, mais cela donne son charme à la ville aussi.

Je récapitule : la ville est extrêmement grande, les rues sont larges et la verdure est présente. Mais il faut savoir aussi que cela vient du fait que Berlin possède beaucoup moins d'habitants que de logements. Allez comprendre la raison officielle. Pourtant la ville est très dynamique... C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles l'on trouve beaucoup d'immeubles à l'abandon, de squats et d'endroits qui paraissent malfamés, le tout dans un décor tout à fait normal et habité. C'est parfois choquant de voir de beaux immeubles et en plein milieu un autre qui tombe en ruines, totalement tagué...

Mais cet aspect-là de la ville marque aussi son identité dont je parlerai dans un chapitre plus bas...

Parlons des gens maintenant. Encore une fois, cela n'a rien à voir avec la France. Là-bas, on sent une différence de mentalité. Il n'y a pas de mode ni d'identité vestimentaire (cela m'a tellement interpellée qu'aujourd'hui à Metz, j'ai vu une réelle différence). Là-bas, qu'importe son style, son accoutrement, si les fringues vous vont, si les coloris se marient bien. Bref c'est l'anarchie, ce qui rend finalement chaque individu très original.

Il y a pas mal de punks, oui, mais pas que. La majorité des gens se balade avec une bière à la main sans que cela soit interdit et sans qu'ils soient bourrés dans la rue. Là-bas, d'ailleurs, toutes les bouteilles sont consignées donc il y a peu de déchets par-terre. Les habitants sont également très disciplinés : si vous voyez quelqu'un traverser quand le petit bonhomme est rouge, c'est que c'est un étranger. Les Allemands, eux, attendent patiemment qu'il passe au vert, surtout quand il y a des enfants à proximité pour bien montrer l'exemple. On dit aussi que les plus dangereux en ville, ce ne sont pas les voitures, mais les cyclistes car il y en a beaucoup, qui roulent sur des zones qui leur sont réservées mais qui ne sont pas forcément visibles pour les piétons étrangers qui n'ont pas l'habitude (huh huh). Ah, par contre j'ai été déçue de la mentalité très archaïque concernant le rôle de la femme, qui, en tant que bonne mère, doit rester à la maison une fois qu'elle a pondu un gamin. Apparemment les aides sociales font tout pour favoriser l'éducation des enfants par la mère et n'incitent pas à sa réinsertion dans la vie active. Outch. Enfin, je me dis qu'en France on n'a pas le choix de toute façon, les deux parents doivent ramener un salaire à la maison. Le plus triste dans le raisonnement allemand c'est qu'il semblerait qu'une mère qui emmène ses gamins à l'école avant 6 ans pour aller travailler est une mauvaise mère. Bon, à vérifier tout de même, car je n'ai eu le point de vue que d'une allemande ^^

Autre fait marquant aussi dans la ville : le nombre incalculable de marchés discounts. Cela reflète plutôt un manque de pouvoir d'achat dans la ville. Les Berlinois profitent de loyers vraiment pas chers dans leur ville (moins chers qu'à Metz) et ne roulent pas sur l'or...

Bon, et comme je disais, melting pot oblige, globalement tout le monde s'exprime très bien en anglais. Donc si l'allemand vous fait peur, sachez que vous pourrez toujours vous en sortir avec cette merveilleuse alternative qu'est la langue internationale ! Je pourrais écrire d'autres choses aussi, mais je préfère passer à la suite !


  1. La phase touristique

Berlin en quelques mots d'un point de vue historique :

Quand on n'a pas trop le temps devant soit pour visiter la ville, un conseil, prenez le bus 100. Au départ d'AlexanderPlatz, il traverse la ville en passant devant les plus gros bâtiments touristiques. Donc même si vous ne les visitez pas, vous pourrez au moins les voir de l'extérieur. Il passe devant le parc zoologique, l'église de la Mémoire, la Colonne de la Victoire, le Palai de Bellevue, le Bundestag, la porte de Brandenbourg, l'Opéra de Berlin, l'Ile des Musées, Tiergarten, etc. Nous nous étions un peu arrêtés au niveau de la porte de Brandenbourg pour finalement rentrer après. Je crois qu'à force d'avoir bouffé des musées suite à de nombreux voyages scolaires, j'ai fait un rejet durant ce séjour-ci. J'ai ainsi évité les lieux hyper touristiques.







































Si jamais vous débarquez un dimanche à Berlin, surtout, allez faire un tour au gigantesque marché aux puces dans le MauerPark dans le quartier de Prenzlauer Berg. Je n'avais jamais vu ça auparavant : il y avait de TOUT. Autant des stands de nourritures atypiques, que des marchands de bric à brac ou des artisans. Là-bas vous trouverez un vélo pour vous déplacer pour quelques euros, ou une guitare pour éviter de payer un prix exorbitant à l'aéroport. Bien sûr il y a le choix dans les vieilleries et cela permet de trouver de chouettes trésors ! Pour ma part, j'ai déniché du très bon papier épais effet parchemin côté texture visuelle, que je pourrai utiliser en calligraphie. Et pour marquer cette journée harassante sous le soleil estival, un karaoké géant y est à chaque fois organisé. Et là encore on peut avoir des surprises auditives :)

A côté de ça, il y avait tout de même un lieu incontournable que j'avais vraiment envie de voir : le mur de Berlin. Le dernier jour, en compagnie de Nicole, nous sommes allés au mémorial du mur après avoir chiné au marché aux puces (une église, un site et un musée pour retracer l'histoire du Mur). Je vous avoue que je me sentais mal à l'aise par rapport à cette histoire. Il semblerait que ce soit un sujet encore sensible pour les Allemands, même pour les dernières générations. Photos, vidéos à l'appui : et dire que cela s'est passé le siècle dernier, le chapitre s'étant achevé il y a à peine 20 ans. Les 12 et 13 août prochains les Berlinois commémoreront les 50 ans de la création du Mur de la Honte. Je vous invite à lire ce court article qui en parle :

http://www.liligo.fr/blog-voyage/idee-voyage/2011/06/01/50-ans-du-mur-de-berlin-revivre-lhistoire-7528/



















Ça c'était pour la séquence historique et sérieuse de la visite de Berlin. Mais il y a d'autres aspects joyeux de la ville à visiter comme les jardins et parcs. Le plus grand, c'est Tiergarten :


































Le großer Tiergarten (littéralement « grand jardin aux animaux ») est un parc au centre de Berlin (à l'ouest de la porte de Brandebourg), un des plus grands espaces verts au centre de la ville, long de 3 kilomètres sur un kilomètre de large. C'est le plus ancien parc de la ville. Créé au XVIe siècle, et malgré les aménagement du XIXe siècle, il a conservé son aspect sauvage, alternant pelouses, petits étangs et longues zones boisées. Il est traversé d'est en ouest par la Straße des 17. Juni, l'une des plus célèbres artères de la capitale.















Le lieu est vraiment agréable. C'est comme une forêt en plein centre ville. Avec Julien, nous y avons fait de la barque (oui il y a aussi de grandes étendues d'eau) et nous y avons joué du frisbee. Beaucoup de Berlinois viennent là pour se ressourcer, pique-niquer en famille, faire leur jogging, bronzer nus (oui c'est légal). Sans doute que ces parcs favorisent au non stress général qui règne dans la ville contrairement à l'oppression ressentie à Paris par exemple. Les gens là-bas prennent le temps et de manière globale semble profiter de la vie qui ne doit sans doute pas être si facile que cela.



Autre lieu sympathique que nous avons visité : Weissensee, "le Lac Blanc" où vous pouvez vous baigner et qui se trouve dans un parc bien verdoyant aussi. On y était en cinq minutes à pieds de l'appartement où nous logions.






















  1. Lieux insolites

Ça c'est ma partie préférée ! Je ne voulais pas tomber dans le cliché de la parfaite touriste qui va à Berlin pour visiter un des 180 musées ou faire la queue pour un de ses innombrables bâtiments. Cela a commencé par l'Alternative Tour de Berlin. http://www.alternativeberlin.com/ Le principe est simple : en 3h un guide fait la visite guidée en anglais des lieux underground de la ville et se penche plus spécialement sur le street art. On ne se pose pas souvent la question, mais tout de même, quand on y regarde de plus près, on se rend compte que certains motifs, personnages, chiffres, phrases, sont récurrentes dans la ville et il est vraiment intéressant de connaître les anecdotes liées à ces dessins et tags :)


































































Le guide nous emmène donc à différents points de la ville en prenant quelques transports en commun, il nous montre le quartier de Kreuzberg, nous fait emprunter des ruelles entièrement taguées (pleines d'histoires donc !), il nous montre le jardin de Tacheles, le musée d'art contemporain mais aussi squat illégal de Berlin, et nous finissons au Yaam, non loin de ce lieu insolite, qui propose des boissons et de la nourriture africaines sur une étendue de sable, de telle sorte que l'on a plus l'impression d'être dans la capitale allemande.

Après la visite, chacun est libre de donner ce qu'il veut au guide.









Après cette visite-là, je me sentais déjà plus proche de Berlin et de sa véritable identité. D'autres lieux ont permis de mieux me représenter son image underground autant décalée que fascinante. Je vais commencer par le Tacheles car il fait partie des lieux incontournables à visiter à Berlin.





Le Tacheles est l'un des plus célèbres squats de Berlin, en Allemagne, occupé depuis 1990 par des artistes1. Autrefois part du quartier juif (Scheunenviertel) de Berlin à proximité de la synagogue, il était initialement appelé Friedrichstadtpassagen2. Après avoir été utilisé comme prison nazie, le bâtiment a été réapproprié par des artistes qui l'ont baptisé « Tacheles » (« franc-parler » en yiddish)2. Le bâtiment sert actuellement de lieu artistique et risque d'être démoli.
































Ce qu'il faut retenir dans cette description ce sont les derniers mots : risque d'être démoli. Le lieu le plus alternatif de Berlin est en sursis. Pourtant il est génial. Ok c'est un squatt, mais mon dieu ce qu'on y voit est génial ! J'ai pu y découvrir notamment deux artistes qui m'ont fascinée : Alexandre Rodin et Bruno di Martino.

Hélas nous avons visité le lieu le jour de la manifestation au centre ville, du coup, beaucoup de portes étaient fermées. Le soir le lieu proposait des concerts, tout le monde parlait ouvertement et dans toutes les langues. Et à l'intérieur, outre les artistes qui exposaient, c'était un véritable chef d’œuvre : il y en avait partout. Pour certains ce ne seraient que des grafitis qui polluent des murs, mais en réalité chaque tag représente une histoire, un contexte et mérite d'être contemplé. Certains font sourire, d'autres réfléchir. C'est comme une bande-dessinée sans début ni fin et qui se lit à l'infini sans ennui.









Autre lieu underground : le Roten Insel, un autre squat, mais celui-là, était bien plus politique. Ah oui, car là-bas à Berlin, on marque bien son appartenance politique. Celui-ci fêtait ses 30 ans d'existence et était donc ouvert au public. Ils avaient organisé un grand buffet où chacun était libre de participer financièrement. Le repas était servi à l'extérieur derrière le bâtiment. Un des résidents avait confectionné des sortes de lances-flammes en récupérant des projecteurs comme on en trouve sur scène et des allumes gaz de chauffe-eau. C'était impressionnant. Un feu brûlait aussi au centre de la cour. Ce même gars a fait brûler un "30" sur le mur dont les flammes étaient vertes. Toujours dans le jardin, un ordinateur portable était branché à un rétroprojecteur qui diffusait des photos des squatteurs.

A l'intérieur il y avait le bar qui vendait des boissons à 1€50. Un concert s'y déroulait tandis que dans une autre pièce un film retraçant l'histoire du squat était projeté. Chacun était libre d'aller d'une pièce à une autre. Tous les looks se côtoyaient et personne ne faisait tâche. Le musique n'avait rien de punk ou d'agressive, au contraire (les musiciens venaient du Brésil, en ce qui concernait le premier groupe), et le repas était fort bon. Voilà qui pouvait contribuer à changer ses aprioris sur les squats et ses résidents.




Fin de la partie sur les lieux officiels undergrounds visités. Mais grâce à mon ami S. qui habite depuis peu à Berlin, nous avons pu nous rendre sur des sites encore plus insolites et pas très légaux aussi. Je ne m'étalerais pas sur ce sujet-là, mais sachez que cela était fort excitant (j'avais l'impression de me retrouver comme quand j'étais gamine à faire des trucs interdits et potentiellement dangereux, haha l'aventure !). Nous avons eu la chance de visiter un parc d'attractions à l'abandon, une vieille usine de glace ainsi qu'un hôpital abandonnés.
































































Vous vous demandez peut-être l'intérêt de ces lieux sans vie et totalement destroy ? N'êtes-vous pas parfois fascinés par les films de science-fiction qui vous montre un futur totalement désolé et détruit par une catastrophe humaine ou naturelle ? Vous voyez la nature reprendre ses droits et le chaos qui s'est introduit dans des vies paisibles. Cela est à la fois fascinant et cela met mal à l'aise. On voit un passé en miettes, mais dont les souvenirs sont encore là, brisés, mais bien présents.


























































C'est comme cette grande roue qui tente encore de tourner, aidée par le souffle du vent, mais qui grince tant elle se sent vieille. C'est comme cette rouille qui a envahi la ferraille à cause de l'humidité. Malgré les murs éventrés menant au vide, malgré les vitres cassées, les mauvaises odeurs laissées par les squatteurs, le silence paisible qui règne dans ces endroits fantômes, malgré tout cela, on se sent terriblement vivant. On fait des découvertes qui à notre échelle sont fabuleuses et l'on partage cela ensemble. On se sent privilégiés sans vraiment savoir pourquoi. Mais peut-être est-ce parce qu'on se sent vivant.





























































  1. Retour en stop

Couchsurfing, visites insolites, continuons dans cette lancée avec un retour en stop ! L'on peut penser que cela est dangereux de voyager avec des inconnus. Mais bien souvent on se rend compte que ça ne l'est pas. Nous sommes partis le lundi 11 juillet à 8h30. Ah ce n'était pas facile de nous quitter avec Nicole. On commençait à s'y faire à ce petit appartement et à la vie berlinoise.

Nous sommes arrivés une heure plus tard à notre spot à Nikolasee, une station service qui mène directement sur l'autoroute. Après une heure d'attente environ, plusieurs refus (car nous demandons directement aux personnes qui s'arrêtent dans la station service, cela est plus prudent pour repérer les visages et la configuration de la voiture), nous sommes tombés sur des Nancéens ! Trois personnes âgées pas très causantes hélas (c'est quand-même mieux quand il y a un échange) qui nous ont déposés à Sarreguemines ! On a roulé 7 heures avec eux. D'ailleurs je n'ai jamais vu des personnes âgées qui ne s'arrêtaient ni pour boire ni pour manger... Nous avons roulé les 5 dernières heures sans s'arrêter. Ils étaient... sur-humains... En tout cas, vive l'Allemagne et ses routes sans limitations de vitesse. Notre chauffeur faisait parfois des pointes à 180km/h.

Arrivés à Sarreguemines, nous comptions sur le train pour rentrer directement à Metz, les tarifs étant attractifs. Mais faute à pas de chance, les cheminots faisaient grève (de quoi bien se sentir chez soi en France ! Et dire que quelques jours avant j'avais raconté à Nicole et Luise la fameuse blague sur l'enfer allemand et l'enfer français... Faut toujours choisir l'enfer français, toujours.). Du coup, rebelotte, nous avons cette fois-ci tendu le pouce et une dame en New Beetle décapotable s'est arrêtée pour nous amener jusqu'à la première section de péage de l'autoroute. Une fois déposés, nous n'avons pas attendu très longtemps. Au bout de 5 minutes, un messin nous a menés jusqu'à devant ma porte. Lui aussi a été à Berlin et avait beaucoup apprécié la ville. Il n'a pas connu l'Alternative Tour Berlin, mais par contre, il nous a parlé du Bike Tour qui était franchement à faire.

Nous sommes ainsi arrivés à Metz à 20h30 après 12 heures de route. Nous avions peu dormi aussi la fatigue nous a vite rattrapés.

Quel séjour ! Il y a beaucoup d'autres choses que nous aurions souhaité faire, mais une semaine c'est vraiment trop peu. Il nous faudra y retourner un jour. Et ce sera avec plaisir que nous y reverrons notre si gentille hôtesse :)